Parents parfaits avec jolis défauts.


ET SI LE PÈRE NOËL N’EXISTAIT PAS.. ?

La perfection, dans tous les domaines, ce n’est qu’une chimère. Ça n’existe tout simplement pas, sauf si l’on admet qu’il y a autant de perfectionS que de points de vue. Dans l’éducation, c’est encore plus vrai. Nous avons tous des principes éducatifs très différents, même si des similarités peuvent nous réunir.

L’EXPÉRIENCE Nous-même, nous laissons nos idées évoluer, selon le temps et notre vécu, que nous soyons professionnels, parents, ou les deux. J’avais beaucoup d’idées en tant qu’éducatrice. J’en ai eu de nombreuses autres quand je suis devenue maman. Et je ne suis plus la même éducatrice aujourd’hui que lors de la remise de mon diplôme.


FORMATAGE Même si nous avons des représentations différentes de la perfection, nous subissons tous un conditionnement identique. Notre éducation, nos relations sociales, notre culture, les médias, les modes : nombreux sont les facteurs qui influencent nos avis. Nous avons des normes communes, sur ce qui doit être ou non, sur ce qui est beau et sur ce qui est moche, sur ce qui est correct et sur ce qui est indécent, etc.

PERFECTIONS À LA DÉRIVE Il faut l’avouer, nous laissons aux médias et aux réseaux sociaux une grande capacité à nous influencer. Les images retouchées de vies parfaites nous font peut-être rêver, mais elles nous font surtout espérer l’impossible. Il n’existe pas UNE perfection, UN modèle, et encore moins UN parent parfait. Même si nous le rationalisons volontiers, notre inconscient est imprégné. Nous sommes condamnés à vouloir toujours mieux, à toujours mettre la barre plus haut, trop haut. Plus que des frustrations, cela peut créer de véritables dérives.


LE SYNDROME DE LA MÈRE PARFAITE Que ce soit sur Pinterest, sur Facebook ou tout autre support numérique collectif, des champs entiers de photos fleurant bon la perfection éclosent à une vitesse déconcertante.Comme un concours tacite de la plus jolie famille, de l’intérieur le plus soigné et de l’assiette la mieux dressée, les gens s’opposent dans une concurrence très déloyale pour celui qui ne suspecte pas l’envers du décor. Un instantané d’une maison bien rangée, d’un enfant tout sage tout propre, d’un gâteau à dix étages dans une cuisine étincelante, ce n’est qu’une image éphémère dans un décor bien planté. En psycho-sociologie, quand le paraître devient une ambition à part entière pour une maman, on appelle cela « le syndrome de la mère parfaite ».

PARFAIT ÉPUISEMENT A courir après l’impossible, on s’épuise en perdant la réalité. Les petites imperfections qui font la beauté du quotidien s’effacent quand on veut ne voir que la propreté stérile de ce que l’on croit être mieux. Quand un professionnel devient parent, conscient des enjeux de ses nouvelles responsabilités, il s’accroche à sa théorie pour essayer de faire bien. Pour essayer de faire mieux. Tout exigeant et formé puisse-t-il être, le professionnel ne devient pas un parent parfait. S’en rendre compte est même parfois terrible.

DES PARENTS COMME LES AUTRES Les professionnels s'aperçoivent rapidement qu’ils sont des parents comme les autres, avec peut-être quelques bases supplémentaires. Le reconnaître n’est déjà pas simple, mais quand l’entourage assène un fatal « C’est facile pour toi, c’est ton métier », le parent - professionnel perd tout droit à la difficulté et au soutien qu’il mérite, comme tout un chacun. Ce qui diffère entre la vie professionnelle et la vie de parent, ce sont les émotions. Même si un professionnel « aime » tous les enfants, ce n’est évidemment pas comparable avec l’amour inconditionnel qu’il porte aux siens. Cet amour sans borne annihile les diplômes et les années d’étude et d’expériences. Il met tout le monde au même niveau, qu’importent les métiers, les niveaux de vie ou même les pays.

L’ACCOMPAGNEMENT DES PARENTS Toute société réfléchit à ce qu’elle apporte aux familles, sans qui elle n’existerait tout bonnement pas. En France, nous essayons, mais il est évident que l’on pourrait faire bien mieux : accueils collectifs, congés parentaux, conditions des femmes (car les deux sujets sont extrêmement liés), éducation, prévention… Ce que nous ne faisons que très peu, pour le moment à la maternité ou avec la PMI, c’est apporter des bases théoriques communes à tous les parents. Pourquoi pas en faire une option d’enseignement scolaire ?

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