Cultures et traditions : la laïcité comme outil d’égalité.


LA LAÏCITÉ PERMET À CHACUN D’ÊTRE RESPECTÉ, QU’IMPORTE SA RELIGION OU SES ORIGINES.

Quand on travaille en collectivité, que ce soit avec des jeunes enfants ou des plus grands, la question de la laïcité et sa mise en pratique se pose obligatoirement.


TERRITOIRE DE DIFFÉRENCES De par son histoire et sa géographie (de l’Europe à l’Amérique du sud en passant par les îles), la France est composée de diverses traditions, cultures et religions. Cette variété est à prendre en compte dans le travail social, et encore plus particulièrement avec les enfants.

LA CONSTRUCTION IDENTITAIRE DE L’ENFANT L’enfant se construit à travers son histoire familiale et son vécu. Il compose pierre par pierre sa personnalité, s’inspirant de ce qui l’entoure. La collectivité influence cette construction identitaire et offre un socle commun à tous. Respecter les différences de chacun tout en instaurant une base collective est un sacré exercice de jonglage.

LA LAÏCITÉ SYNONYME D’ÉGALITÉ Le site officiel du gouvernement décrit la laïcité ainsi : « La République laïque assure ainsi l’égalité des citoyens face au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances. La laïcité n'est pas une opinion parmi d'autres mais la liberté d'en avoir une. Elle n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public. » En n’imposant aucun dogme politique ou religieux, les collectivités placent l’égalité au cœur de leur travail. Cette notion d’égalité dans la collectivité signifie d’une part la neutralité, mais aussi l’adaptation.

ADAPTER LA COMMUNAUTÉ AUX BESOINS INDIVIDUELS Malgré une neutralité intentionnelle, la collectivité doit aussi savoir s’adapter. Savoir quand c’est à la collectivité de s’adapter ou quand c’est à l’individu de le faire n’est pas chose aisée. En pratique, cela dépend beaucoup des établissements. Les repas sont un exemple concret : la plupart du temps, les restaurations collectives proposent des repas végétariens en complément des menus habituels, pour convenir aux régimes sans porc ou sans viande.


LES FÊTES TRADITIONNELLES Autant appeler un chat un chat. Nous parlons là de Noël ou de Pâques. La question d’organiser ou non une fête pour Hanouka ou l’Aïd se pose rarement. C’est une question complexe, et très sensible dans le cœur de certain. Athée, je fête Noël, même si je ne célèbre pas la naissance de Jésus. Cependant, je peux entendre que rien que l’utilisation des mots puisse avoir une connotation religieuse. Ne nous offusquons pas (il y a déjà assez à s’offusquer dans d’autres domaines dans nos métiers). La laïcité, c’est aussi ça. Alors, appelons Noël la fête de l’hiver et Pâques la fête du printemps. En pratique, il appartient à chaque établissement d’y réfléchir. Et, soyons fous, pourquoi ne pas ajouter une fête de l’automne pour déguster des châtaignes et une fête de l’été pour clore l’année scolaire !

La laïcité, c’est une question générale qui s’applique au cas par cas, selon les lieux et selon les gens.

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