Adapter l’environnement à l’enfant : oui mais pas trop !


Pour rendre l’environnement favorable à la découverte et aux apprentissages de l’enfant, l’adulte le façonne. Y-a-t-il une limite à cette adaptation ?


Adapter l’environnement

L’Homme a très tôt commencé à adapter les objets et l’espace aux besoins spécifiques de son petit. Nécessaire de puériculture, vêtements, jeux et jouets : dès la préhistoire nous avons cherché à simplifier l’ouverture au monde de l’enfant.

Petit à petit, avec le temps, les techniques et les connaissances se sont affinées, pour arriver aux gadgets ultra modernes d’aujourd’hui.

Mobilier adapté pour une concentration optimisée.

Pauline Kergomard (à qui nous devons l’école maternelle en France et le mobilier à taille d’enfant) ou Maria Montessori, nombreux pédagogues se sont interrogés sur l’impact de l’environnement et des objets sur les capacités d’apprentissage des enfants, dès leur plus jeune âge.

Plusieurs études (trop anciennes pour être accessibles sur Internet) ont démontré que la faculté de concentration des enfants était diminuée lorsqu’ils étaient installés sur des chaises à taille d’adulte (et en ayant donc les pieds dans le vide).


Les jeux et jouets au service de la découverte et de l’imitation.

Pour apprendre et pour s’approprier le monde, les jeux et jouets sont un vecteur essentiel aux enfants.

Jeux d’imitation, jeux de construction, jeux de sériation, ils ont tous un intérêt pédagogique différent et complémentaire.

Prenons l’exemple de la dînette, jeu d’imitation par excellence. Elle est le résultat d’une adaptation par la taille et par les matériaux d’objets de la vie courante, pour devenir utilisable sans risque pour l’enfant.

L’adulte, passerelle entre l’enfant et l’univers.

Par sa présence, ses actes et par ce qu’il met à disposition de l’enfant ou non, l’adulte agit comme une passerelle entre l’enfant et le reste du monde.

Il intervient donc comme médiateur, et utilise des outils de médiation.

Ces outils de médiation peuvent être immatériels (penser l’espace, observer…) ou matériels (les objets).

La fonction catalysatrice de la médiation ne passe cependant pas uniquement par l’adaptation de l’environnement, qui montre des limites.

Univers adapté et monde réel : quel compromis ?

Il y a évidemment une limite à l’adaptation que l’adulte doit faire de l’environnement. Cette limite dépend de chacun et de sa conception de l’éducation.

De la surprotection (le salon de papa et maman a de quoi faire pâlir d’envie les crèches les mieux équipées et toutes les zones dangereuses ont littéralement été éliminées) au fatalisme (il doit faire ses armes et apprendre à tomber ce petit !), il y autant d’écoles que de parents et d’éducateurs.

Dans toute cette diversité, il est cependant très intéressant de réfléchir à une notion de "limite". C’est en forgeant que l’on devient forgeron, dit sagement l’adage. Et il n’y a rien de plus vrai.

Un monde adapté est un monde édulcoré. L’enfant a tout autant besoin de réalité que de sécurité.

L’adulte intervient alors comme un guide, et non plus comme un adaptateur.

La dînette, c’est bien, mais c’est avec de vraies tomates qu’on apprend à faire de la sauce.

L’adulte accompagne l’enfant vers différentes étapes du monde réel, selon les capacités qu’il lui reconnaît. Evidemment, la petite Louisette de trois ans ne pourra pas sortir le plat du four, mais elle saura sans doute casser un oeuf ou se servir d’un petit couteau. Jusqu’au jour où elle apportera de bons macarons faits-maison à sa maman.

L’observation

C’est bien évidemment l’observation que l’on fait de l’enfant qui aide à établir un juste compromis entre l’adaptation et la réalité.

L’observation… C’est un vaste sujet ! Eveil & Coton lui a consacré un dossier Théma à part entière. Pour le lire, c’est ici : L’observation ou comment apprendre à connaître l’enfant.

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