Dur dur d'être parent !


Ceux d’entre vous nés dans les années 80-90 reconnaîtront peut-être une rengaine… “Dur dur d’être un bébé” !

Mais c’est certainement tout aussi dur d’être parent. Notre enfant grandit, et le parent que nous sommes également. Il n’y a pas d’école de la parentalité (et il le faudrait pourtant !), et nous ne devenons pas parent à l’occasion de la naissance de notre merveille. Nous le devenons jour après jour.


Il n’a sans aucun doute jamais été simple d’être parent, que ce soit à notre époque, au Moyen-Âge ou à l’époque des cavernes. Et les préoccupations ont dû évoluer au même rythme que les mentalités.

S'INFORMER

Jusqu’à très récemment, les informations accessibles au commun des mortels n’étaient que peu nombreuses. Contrôlées par une gouvernance ou une autre, elles permettaient surtout la main-mise sur le peuple. Certains diront peut-être que c’est toujours le cas ; mais là n’est pas le sujet.

Aujourd’hui, nous croulons littéralement sous la masse d’informations, toutes contradictoires. Si vous cherchez à vous documenter sur n’importe quel sujet, vous vous sentirez vite submergés.

Comment s’en dépêtrer ? En faisant le tri, avec le filtre de notre choix. Ce filtre, nous le construisons tout au long de notre existence, selon notre éducation, notre milieu et nos croyances. Nous sommes devenus “libres” de choisir notre filtre, même si de toute évidence, nous subirons toujours un conditionnement minimum de par notre statut d’animal grégaire (nous vivons en groupe).

PRODUIT LIVRÉ SANS NOTICE

La parentalité n’échappe pas à cette surabondance de données : allaitement, sommeil, éveil, et j’en passe.

Résumons : il est toujours difficile de savoir quoi faire, surtout en tant que parent.

L’être humain n’a eu cesse de chercher des manuels à suivre, dictant avec précision comme le ferait une recette de cuisine des instructions à respecter.

Dans cet ère numérique, qui n’a pas le réflexe de taper sur un moteur de recherche : “comment construire tel objet” ou “comment remplir tel formulaire” ?

Naturellement, nous recherchons la facilité, prétextant par dessus le marché intellectualiser notre existence. Nous ne voulons plus faire (si ce n’est pas en suivant un tutoriel), nous réfléchissons.

Pourtant, s’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que dans la vie, tout est une question de juste milieu. Je peux manger des bonbons, mais sans en abuser. Je peux boire de l’alcool, mais avec modération. Je peux réfléchir, mais sans oublier mon corps.

ÊTRE SANS PARAÎTRE

Le corps, cet objet de représentation, perd presque de sa fonction première : vivre. Nous le mettons en valeur ou nous le cachons, nous le bichonnons ou nous le détruisons...

Dans cet art de paraître, nous oublions que notre corps est tout autant que notre tête. La science le prouve toujours. Les intestins possèdent des neurones (si, si ! Et cela s’appelle même le système nerveux entérique) et nos muscles se souviennent (mémoire corporelle).

Vous ne saisissez pas quel est le rapport entre nos boyaux, nos biceps et le fait d’être parent..?

Nous ne nous “écoutons” plus. Nous cherchons à tout prix à faire bien (voire parfait), et nous oublions que le seul maître à bord, et bien c’est nous !

En éducation, nous le disons pourtant si souvent : tous les enfants sont différents. Tous les parents aussi. Tous les êtres humains, en somme.

Et donc, qu’il s’agisse d’alimentation ou de sommeil, c’est une histoire qui s’écrit en famille, entre le ou les parents et l’enfant.

L’expérience et l’expérimentation conduisent à un savoir, bien plus précieux que celui “consommé” dans un article de blog.

PARFAITE IMPERFECTION

Je suis maman depuis bientôt 5 mois de mon deuxième enfant, et je me suis rendue compte qu’en 2018, nous recevons toujours un flot impressionnant d’informations (de la part des professionnels, des groupes industriels agro-alimentaires, de l’OMS, etc). Personnellement, c’est l’allaitement qui m’a noyé. Avec le recul, je m’aperçois qu’en écoutant mon ressenti et mes croyances, tout se serait sans doute mieux déroulé. J’ai voulu (trop) bien faire, et j’ai écouté naïvement un entrelacement de (fausses) vérités.

Être parent, c’est dur. Personne ne vous dira le contraire.

Être un “bon” parent, c’est encore plus difficile. Surtout si vous fixez la barre très haut en vous calibrant sur les images perfectionnistes des réseaux sociaux.

Être un parent parfait, c’est tout bonnement impossible. Alors, autant vous faire une raison.

Evidemment, s’informer reste primordial ! Il faut cependant accepter que toute information n’est pas bonne à prendre et qu’il nous appartient de sélectionner celles qui nous conviennent.

Finalement, pour “réussir”, il suffit de rester soi et de suivre son propre “filtre”.

Pour en savoir plus :

#parent #parentalité #enfance #parfait

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