Idée reçue n°9 : Les enfants doivent avoir des jouets adaptés à leur âge.



Et uniquement des jouets adaptés à leur âge.

Des jouets adaptés, c’est très bien ! La question est, ici : ne faut-il proposer que ça ?

L’être humain fonctionne selon trois niveaux dans ses apprentissages :

  • ce qui est acquis,

  • ce qui est en cours d’acquisition,

  • ce qui est à apprendre.

Les adultes ne font pas exception à la règle.

Ces trois niveaux sont interconnectés : les uns soutiennent les autres.

Pour comprendre quelque chose, je m’appuie sur ce que je sais déjà.

Pour orienter mes apprentissages, je projette ce que je dois apprendre (après).

Ce que je sais n’est pas obligatoirement définitivement acquis : je peux réviser.


Une fois ces constats établis, il est très intéressant de s’interroger sur l’obligation de ne proposer à l’enfant que des objets (jeux, jouets ou autres) adaptés à son âge.

Hors questions de sécurité (on ne confie évidemment pas à Joe la Terreur de 4 ans un katana bien aiguisé…), les recommandations d’âge ont une vocation purement informative. Elles ne doivent en rien être réductrices.

Comme tout sujet, il s’agit d’un juste milieu à trouver, selon les besoins spécifiques d’un enfant (ou d’un groupe d’enfants). Trop d’objets dont l’enfant ne sait se servir le place en position d’échec continue.

Dans le même sens, trop d’objets dont l’enfant sait bien se servir, et l’ennui s’installe.

Aucun objet de niveau inférieur ou supérieur : l’enfant ne peut ni évoluer, ni réviser ses acquis.

Vygotski (pédagogue russe du XXème siècle) a nommé ce principe “la zone proximale de développement”, récemment renommée “ zone de développement prochain”.

Il a expliqué que le rôle de l’éducateur (dans son sens large, donc parent, professionnel, famille, etc) intervient principalement dans la détermination à proposer à l’enfant le matériel dont il a réellement besoin, et de se positionner avec justesse dans sa relation à l’enfant (ni trop distant ni trop présent). Pour remplir cet objectif, l’éducateur doit cerner, par ses observations, où se situe l’enfant dans ses apprentissages.

C’est un exercice complexe, qui demande de l'entraînement. En effet, même s’il est possible de se baser sur des connaissances scientifiques, chaque enfant est tellement différent d’un autre que toute relation éducative est un renouveau.

Observer pour proposer, je pense qu’elle doit être par là, la clé.

Vous ne savez pas quel jouet proposer à votre enfant ?

Laissez-vous guider par un Conseiller Eveil & Coton !

Ils sont tous disposés à vous accompagner !

Les Conseillers Eveil & Coton !

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