Idée reçue n°14 : Il faut laisser pleurer un bébé pour qu'il apprenne à se calmer seul.



« Laissez le pleurer il finira bien par se calmer ! », « Ne le prend pas trop dans les bras, il va s’habituer et après c’est foutu… », C’est souvent ce qu’on entend dire.

J’ai envie de vous dire on fait ce qu’on peut, en fonction de nos ressentis et en fonction de chaque enfant. D’un enfant à l’autre, les méthodes peuvent varier. Mais il est vrai que les pleurs nous renvoient beaucoup de choses. Cela fait écho à nos propres émotions qui sont déjà parfois difficile à gérer alors gérer celles de nos enfants… pas évident !

Chacun de nous réagit aux pleurs d’un bébé de manières différentes. Certains donneront la tétine, d’autres resteront en retrait en pensant à un caprice ou encore d’éviter de prendre le bébé dans les bras pour ne pas donner d’habitudes. Parfois on associe les pleurs à un signe de fatigue et de ce fait, on posera bébé dans son lit où il pleurera seul ou sinon on tentera de détourner son attention en lui chantant des chansons, etc.

Mais la question essentielle à se poser c’est « comment on accueille les pleurs des adultes ? Et quelle posture avons-nous ?

Quand un adulte se met à pleurer, nous avons plutôt tendance à être empathique, on encourage à se décharger car on sait que pleurer fera du bien, on pose une main sur l’épaule ou on prend la personne dans ses bras pour l’accompagner, le rassurer, le soutenir.

Alors pourquoi nous n’accompagnons pas les pleurs des enfants de la même façon que les adultes ?


Tout simplement aux idées reçues transmises de génération en génération. Ben oui c’est sûr, l’enfant manipule, fait des caprices.

« Qu’est-ce que tu peux être laxiste ! Faut toujours que tu le prennes dans les bras ! Tu lui cèdes tout à ton gamin ! » Lorsque j’entends ce genre de réflexion j’ai juste envie de hurler « Foutez moi la paix, je fais ce que je peux ! » Mais en fait je ne devrais même pas répondre cela car au final mon attitude n’est pas laxiste mais plutôt bienveillante.

La société a tendance à avoir un regard jugeant envers les autres. Et l’éducation est une des choses la plus jugée. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes tous différents et c’est ce qui fait de nous des êtres à part entière que l’on soit des adultes ou des enfants.

Pour mieux accepter ces pleurs dites vous simplement qu’il s’agit d’un mode de survie, cela permet d’éliminer les toxines de stress. Il vaut mieux accueillir les pleurs plutôt que de les réprimer.

Alors, désormais dites-vous que…

Non, les pleurs ne sont pas les signes d’un caprice, ni d’une manipulation.

Aucun enfant n’est en capacité de pleurer sur commande (ni un adulte, d’ailleurs, à moins qu’il fasse appel à un souvenir ou à une pensée douloureuse, stratégie intellectuelle dont un jeune enfant n’est pas capable).

« Ben oui si on s’amusait à pleurer » …C’est sûr que c’est une partie de plaisir… Non mais posons-nous et réfléchissons un peu.


Heureusement qu’aujourd’hui la réflexion a évolué. Les neurosciences ont beaucoup apporté dans l’approche du jeune enfant jusqu’à l’adolescence mais voire l’âge adulte.

Les pleurs sont initiés par des parties autonomes du cerveau (le SNA ou Système Nerveux Autonome) que le bébé n’est pas en mesure de contrôler. Rappelons que jusqu’à 3/4 ans, le cerveau primitif de l’enfant prédomine, ce qui explique la survenue d’explosions émotionnelles aussi vives et intenses. De plus, les neurones de la partie préfrontale de son cerveau ne sont pas suffisamment matures pour « maîtriser » et « réguler » ces feux d’artifice émotionnels. Inutile donc de percevoir dans les pleurs une quelconque intentionnalité. Non, un enfant ne risque pas de « s’habituer aux bras », c’est à dire de pleurer plus souvent si l’adulte le prend plus souvent dans les bras.

Même nous en tant qu’adulte avons besoin d’affection, d’être accompagné dans nos ressentis au quotidien. L’être humain est constitué d’émotions qu’il faut apprendre à gérer dans la vie de tous les jours.

Donc prendre un enfant dans les bras, oui ! C’est bénéfique !


John Bowlby avec sa théorie sur l’attachement, a démontré que plus l’adulte répondait de manière rapide et adaptée aux pleurs, notamment par une proximité physique avec l’adulte, plus il sera autonome vers l’âge de la marche. Un enfant s’attache à l’adulte pour mieux se détacher. En voici une illustration : depuis quelques décennies, les ethnologues constatent que les bébés de cultures traditionnelles pleurent moins souvent et moins longtemps que les petits occidentaux. Et ce, grâce à la proximité mère-bébé qui est largement encouragée. La mère, qui entretient une grande proximité physique avec son bébé, répond aux signaux d’inconfort de son enfant dès qu’elle les détecte…

Spontanément, à l’écoute d’un bébé qui pleure, une grande majorité d’entre nous va chercher à réprimer ce son aversif, comme on chercherait à maîtriser l’incendie d’une forêt. Dans notre intérêt, avant tout, car ce son nous est très désagréable. Ces pleurs suscitent en nous toute une flopée d’émotions négatives et de sensations physiques inconfortables, tels que du stress, une accélération de notre rythme cardiaque, de la frustration, de la tension, un sentiment d’oppression, voire une envie de pleurer soi-même.

Qui ne s’est pas dit au moins une fois quand l’enfant pleure: « Mais tais toi ! J’en peux plus ! » Il est bien évidemment légitime d’être fatigué et de parfois ne pas y arriver. Ne culpabilisez pas !


Etre parent n’est pas facile, et nous ne serons jamais parfaits ! L’idée est de tendre vers ! La bientraitance c’est justement cela, c’est faire au mieux ! Mais souvent on se pense maltraitant si on n’est pas parfait… C’est faux !

C’est pour ça qu’on parlera plutôt de bienveillance car, entre réprimer à tout prix les pleurs d’un bébé et le laisser pleurer seul, il y a un monde. Dans un premier temps, l’idée est bien entendu de rechercher la cause de ces pleurs et de satisfaire le besoin qui est insatisfait. Parmi ces besoins, on peut retrouver le besoin de manger, de boire, d’éliminer, mais aussi celui d’être rassuré, câliné, pris dans les bras. Dans un deuxième temps, si le bébé ne s’apaise pas au contact de l’adulte, c’est peut-être parce qu’il a justement besoin de se décharger. Auquel cas, accueillez ses émotions dans vos bras sécurisants, laissez-le pleurer, s’exprimer en le serrant contre vous. N’hésitez pas à regarder l’enfant dans les yeux, avec bienveillance et empathie, pour lui manifester votre soutien. Vous lui permettrez ainsi de se détendre, de passer d’un état de stress à un état de bien-être et ainsi, naturellement, d’avoir moins besoin de pleurer. Et si vous-même vous avez besoin de pleurer, pleurez avec lui ! Vous n’en serez que plus détendue… Pour conclure et faire le résumé de tout ce texte, car on pourrait aborder le sujet pendant des heures…

Plus on va empêcher un bébé de pleurer, plus il va pleurer. Plus on va accompagner le bébé dans son besoin de pleurer, moins il aura envie de pleurer.

Alors à vous de faire au mieux avec vos ressentis !

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