Les écrans : diaboliques ou diabolisés ?


Les écrans et les enfants : un débat qui commence à dater, et qui se trouve souvent réduit à des morales strictes et culpabilisantes.

Alors, les écrans sont-ils dangereux ou stigmatisés ?

Pas d'écran avant 3 ans ? Pas d'écran avant 6 ans ? Pas d'écran du tout ?

Mais... Quel écran ?

Dans une ère où tout se numérise et où des écrans nous cernent de toutes parts, cette question se révèle bien complexe !



La télévision

Fut un temps, que certains ne voudraient pas si lointain, la téloche, ce n'était que des programmes diffusés, à regarder en live ou à rater. Pour toujours. Ou à bidouiller avec son magnétoscope, si on était un Mac Giver de la K7.

De nous jours, cet objet devient difficile à définir. Chez moi, la télévision, ce sont des chaines, mais ce sont aussi la radio, la musique et nos photos de famille.

Pas d'écran avant 3 ou 6 ans, donc pas de musique chez moi tant que les enfants sont réveillés ?

3, 6, 9 ou 30 ans : tout est une question de sélection et de mesure. Peppa Pig restera un dessin-animé totalement nul (désolée si j'en vexe certains...), qu'importe l'âge de celui qui le regarde. Alors, si en voyant Peppa sur un écran, vous restez scotché toute la journée, zéro écran est surement une précaution capitale. Surtout adulte. Surtout enfant. Tout le temps, quoi. Ce n'est pas la télévision qui est responsable de la daube que l'on choisit de regarder, ni même les chaines TV, d'ailleurs.


L'ordinateur

Cette question se pose moins en ce qui concerne les jeunes enfants, mais pour les ados... C'est une autre histoire ! Mes parents pourraient certainement vous en parler longuement.

Bonne trentenaire aujourd'hui, j'étais adolescente lorsque l'informatique (et surtout INTERNET !) s'est démocratisé. Ah... Le doux son du modem...

J'étais collée des heures sur mon écran cathodique, et cela a forcément interroger mes parents. Bon, notons qu'à l'époque, toute manœuvre qui prend aujourd'hui quelques secondes prenait auparavant des heures, sans aucune exagération.

Je n'ai jamais été gameuse, mais très vite hyper connectée.

Et pourtant, de nos jours, je suis toujours la première à oublier mon téléphone et à déconnecter quand l'occasion se présente.

Ce n'est pas l'ordinateur qui crée l'excès, mais le rapport que l'ont a avec lui, à tout âge.

Les enfants sont tout autant vulnérables face à la dépendance que les adultes. Nous les protégeons cependant mieux de certains "vices" jusqu'à leur majorité, ou avant.

La question doit alors être : quel rapport à l'ordinateur est sain selon vous ?

Il existe de très bons jeux et programmes pour enfants à partir de 6 ans. Il suffit de savoir les sélectionner.

Le numérique, la programmation, et tout ce binaire très abstrait, ce seront des connaissances élémentaires pour les adultes que nos enfants deviendront. Les bouder pourrait aussi revenir à les en priver.


Le smartphone

Le sujet devient un peu plus épineux selon moi avec le mobile.

De premières études ont montré la nocivité des ondes sur le corps humain, adultes et enfants. Il est évident que nous ne cernons pas encore tous les tenants et aboutissants de cette problématique. Je préfère donc appliquer le risque zéro.

Mes enfants n'ont accès au téléphone que pour parler à nos proches, et la plupart du temps par visio.

Une chose est sure : lorsque mes filles s'impatientent, je n'ai pas besoin de mon téléphone pour m'occuper d'elles.

Jouer à téléphoner, elles le font (à 18 mois et 5 ans). Avec un jouet.

Le principe même des jeux d'imitation.


La tablette

Voilà qu'on a mélangé l'ordinateur et le smartphone ! Compliqué !

Hors réseau, cela revient à mes yeux à l'usage d'un PC.

Ceci dit, j'en n'en possède pas, je ne pourrais donc vous en parler par connaissance de cause.



Il y a des éléments sur lesquels il n'est pas encore possible de trancher, car les connaissances manquent (les ondes, notamment).


Il est par contre possible de se faire une opinion sur l'usage que l'on fait de ces technologies, et sur l'usage que l'on autorise à nos enfants.

Qu'importe la taille et la forme de l'écran, il peut être source de troubles voire de déviances.

Tout comme le jeu, l'alcool ou le sexe, cet outil peut devenir sujet d'addiction.

Il est donc très difficile de fixer une norme, un usage recommandé et une limite. Nous sommes tous différents et sensibles à des mesures très variées.

Nous avons tous un rapport différent avec un verre de vin. De la même manière, nous avons tous un rapport différents aux écrans.


La première étape est donc de s'interroger. La deuxième ? De créer sa propre norme, selon ses convictions et sans œillères.


Pas d'écran avant 3 ans ? Pas d'écran - garde d'enfants !

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