RÉCAP' - Les peurs enfantines


Étiqueter les peurs enfantines est intéressant. Établir une norme permet de repérer les difficultés si elles apparaissent. Mais pourquoi ces différentes peurs apparaissent-elles "normalement" ? Quelles sont les peurs "anormales" ? Faisons le point.


La classification des peurs enfantines

Cette classification est établie selon une moyenne des peurs observées chez les enfants. Elle représente une norme, mais n'est en rien exhaustive. De nombreuses autres peurs peuvent apparaître sans être pour autant "anormales".

Cette remarque est également valable pour toutes les moyennes existantes (et dont on essaye souvent de se conformer) : taille, poids, évolution, etc.


Construction neurologique et psychologique

L'enfant, de sa naissance à sa vie d'adulte, franchit de nombreuses étapes.

Au fur et à mesure qu'il grandit et qu'il apprend, son cerveau se construit en conséquences.

Les six phases des peurs enfantines correspondent à différentes étapes neurologiques et psychologiques.

L'enfant développe donc naturellement des peurs selon ce qu'il a appris, vu, entendu, lu et/ou vécu.

Petit à petit, ces peurs quittent le monde imaginaire pour se sceller au réel du quotidien. La notion de réalité s'impose.


Peur normale ou peur anormale ?

Ce n'est pas tant le sujet de la peur qui est normal ou non. C'est le ressenti de l'enfant qui est à prendre en compte.

Une "peur enfantine" ne dure qu'une courte période (même si elle est très variable d'un enfant à un autre). Elle n'est pas invalidante et se surmonte facilement au quotidien.

Une peur, même si elle est cataloguée comme "normale", devient alarmante si elle crée de la souffrance et des difficultés réelles chez l'enfant. Avoir peur du loup dans le noir le soir, quelques instants : c'est normal et rationnel (et même quand on est grand, finalement...).

Ne pas réussir à dormir ou que tardivement à cause du loup : cela devient invalidant et irrationnel.

Il n'y a donc pas de peurs "normales". Il y a un ressenti, rationnel ou non.

La rationalité dépend évidemment de la perception du "peureux". Un enfant de 5 ans peut réellement croire que les dragons existent. C'est donc naturel pour lui de ressentir de la peur pour un être capable de le dévorer !



Toutes les peurs doivent être respectées, même si parfois elles sont dures à cerner !

La bienveillance, l'écoute et la discussion permettent souvent de passer des caps un peu plus difficiles.

Et si une souffrance ou des doutes apparaissent, il ne faut pas hésiter à demander l'avis d'un professionnel (son médecin traitant, un psychologue, etc).

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